Nourrir mais pas seulement


 

La triste histoire de Soquette

 

Une histoire des plus banales, un sauvetage in extremis qui s'est bien terminé, mais qui pointe du doigt un problème dans notre chaîne d’aide aux chats dans le besoin.

 

Soquette, jeune chat adorable, a été jeté un jour de chez lui, non castré et non identifié. Il s’est retrouvé à la rue et a rejoint un groupe de chats, qu'une personne prend soin de nourrir - ce qui est en soi un bel acte quotidien - mais qui restent exposés aux maladies, aux blessures et à la surpopulation. Leur nourrisseuse ne nous appelle en effet que lorsque les choses se compliquent sérieusement pour l’un d'entre eux.

 

C'est ainsi que Soquette a dépéri en quelques semaines. Dès que nous avons été contactés, nous avons tout mis en œuvre pour le récupérer, car il avait besoin de soins. Il a été opéré en urgence d’un abcès au postérieur, près du genou. Un abcès qui devait traîner depuis 3 semaines au moins, d’après le vétérinaire.

Amaigri, déshydraté, très douloureux, il a été soigné en clinique et s'en est sorti, mais il est malheureusement porteur du FIV.

 

Tout ceci aurait pu lui être épargné s’il nous avait été confié plus tôt, s’il avait pu être castré dès sa puberté.

 

Nourrir ne suffit pas, car ces chats se reproduisent, se battent, attrapent des maladies, se contaminent entre eux et souffrent dehors…

Nourrir les chats libres est un beau geste mais, s’il ne s’accompagne pas de soins et surtout de prévention, ce beau geste entretient également leur misère. 

 

Un point de nourrissage doit d’abord être "équilibré", en stérilisant les chats.

Les mâles stérilisés se battent moins, sont moins souvent blessés et propagent moins les maladies, principalement le FIV. La stérilisation des chattes permet d’éviter la prolifération de ces pauvres chatons qui tombent malades à peine nés…

 

La protection animale, ce n'est pas seulement nourrir, c’est d'abord penser à l’animal et à son bien-être, c'est prévenir les problèmes, pour ne plus avoir à les soigner aussi souvent, dans l'urgence, et ne plus les voir souffrir.