LUTTER CONTRE L'ISOLEMENT

COMMENT AIDER LES PERSONNES SOUFFRANT DE SOLITUDE ?

Nous avons pour objectif de réduire le nombre de chats "libres" de l'agglomération brestoise. Mais nous voulions y associer une dimension humaineNotre objectif est de participer à soigner des personnes grâce à la présence d'un compagnon.

 

Qui n'a jamais parlé à son chien, son chat, son lapin... ?

 

Cet animal qui nous apporte tant, sans que nous y prêtions vraiment attention... Pourtant, en son absence, on se sent immédiatement seul...

 

"J'avais des proches, des amis, mais eux aussi font leurs vies. Il ne me reste que lui, toujours près de moi, toujours une oreille attentive, toujours là pour un câlin."

 

Pensez-y ! Pour vous-même ou un membre de votre famille que vous savez isolé !

 

 

Notre engagement


Notre association propose de placer certains de ses chats en famille d'accueil chez des personnes isolées.

 

Pour toute demande, le choix du chat placé devra être adapté aux capacités d'accueil de la personne isolée (état de santé et de fatigue, mobilité, aide quotidienne ou non). Le caractère du chat et son état de santé doivent être en accord avec sa future famille d'accueil.

 Pour tout chat ou perruche de l'association,

l'association s'engage à

reprendre en charge l'animal

le temps de l'éventuelle hospitalisation,

si la personne est seule.

Et de reprendre en charge l'animal,

sans frais, en cas de décès.


Qu'en disent les médecins ?



Nous avons rencontré le Dr. A. Riou, médecin et gériatre soutenant notre association

 

Nous avons retranscrit ici pour vous, les nombreux bienfaits apportés par la présence d'un chat auprès des personnes âgées, que nous a listés le Dr. Riou :

  • Le simple fait de caresser un chat, de l’avoir sur ses genoux, d'entendre son ronronnement, est apaisant. Il provoque des émotions et un sentiment de bien-être et de réconfort ;
  • La relation avec un chat sécurise la personne âgée, au sein d’une relation simple, maternelle et sans conflit. Elle permet aussi d’engendrer une communication avec le monde extérieur ;
  • De plus, la sollicitation de la personne pour s’occuper de cet animal est stimulante et l’oblige à gérer les tâches du quotidien, ce qui lui permet de lutter contre la sédentarité.

 

Voici un petit mot écrit pour nous par le Dr. Riou :

 

"Nul doute que la présence d’un animal domestique, tel que le chat, connu pour son indépendance et sa propreté, ne peut que rompre la solitude parfois ressentie par le sujet âgé. [...] Plusieurs ouvrages ont déjà révélés que cette présence animale peut améliorer la santé physique ou mentale d’une personne et, de ce fait, sa qualité de vie. [...] 

Bien sûr, au sein de cette association, seuls les chats « câlins » sont proposés à l’adoption et la personne « adoptante » sera déchargée de tout suivi extérieur (vétérinaire, garderie en cas d’hospitalisation…).

L’association « le chat du cœur » propose une solution idéale en offrant ainsi à la personne la possibilité d’adopter un chat sans en subir la contrainte en cas d’hospitalisation ou de complication médicale.

Il s’agit là d’une initiative fort intéressante qui ne peut qu’être encouragée."

 

Dr. A. Riou, médecin gériatre


Nous avons rencontré le Dr. Beau, médecin et gériatre, qui depuis 10 ans travaille à soigner la solitude avec des perruches

 

Publications de ses travaux sur les perruches : 

Ouest-France : "Insolite à Brest. A la maison de retraite, une perruche contre Alzheimer"

- Le télégramme : "Personnes âgées. Une perruche pour domestiquer la solitude"

 

Voici un petit mot écrit pour nous par le Dr. Beau :

 

"CHAT OU PERRUCHE : MÊME COMBAT !

 

Comment peut-on rapprocher un chat d’une perruche ? Difficile d’imaginer une histoire qui se termine bien ! Et pourtant…

 

Tout dépend du but recherché. Par exemple l’association « Les Chats du Cœur Brestois » est née de l’idée que des chats en mal d’adoption pouvaient alléger, par leur simple présence affectueuse, la charge de solitude écrasante que vivent nombre de nos concitoyens fragilisés dans leur vieillesse ou dans leur handicap. 

 

Dans le même temps, au sein du réseau gérontologique brestois (maintenant Appui Santé Nord Finistère), des médecins gériatres, constatant quotidiennement cette solitude source de souffrance et de dépression, se sont demandés comment lutter contre elle par autre chose que des médicaments qui, chez nos aînés, sont source d’effets secondaires tout aussi délétères que ce qu’ils sont censés soulager.

 

La perruche !

Comment une idée aussi peu médicale a pu germer dans le cerveau de médecins à qui leurs collègues soignants reconnaissaient sans peine un minimum de sérieux et de compétences ?

 

Comme un médecin pense être quelqu’un de très sérieux, il ne pouvait pas se contenter de la constatation somme toute quasi quotidienne du bien-être évident qu’apporte un animal à son maître ou sa maîtresse âgée et solitaire.

Il lui fallait théoriser la chose.

 

C’est un autre médecin mort en 1965, Albert Schweitzer, qui apporta le fil rouge ayant permis à ces gériatres de ne pas rougir en enfonçant cette porte ouverte !

« Le respect de la vie », théorie que ce médecin, accessoirement docteur en philosophie, en théologie, pasteur protestant, facteur d’orgue, interprète de Bach mondialement connu à son époque, avait élaborée. A savoir que tout être vivant (homme, animal, végétal) partageait la même vie commune et que cette vie entraînait pour chaque être vivant une empathie vers les autres formes de vie et un antagonisme vis-à-vis de ces mêmes vies.

 

« Je suis vie qui veut vivre parmi la vie qui veut vivre » résumait ainsi ce qui faisait la « plate forme commune de toutes les formes de vie ».

Bon… Mais où veux-tu en venir gros malin ?

Simplement parce qu’une personne âgée ou qu’une personne souffrant d'un handicap, qui ne voit jamais personne, n’est pas, pour notre vieil Albert, une personne pleinement vivante, car selon notre docteur Schweitzer, il lui manque pour l'être totalement, de se confronter en empathie et en antagonisme à une autre vie. CQFD.

 

C’est donc là que le chat et la perruche se rejoignent. L’un comme l’autre peuvent permettre aux déprimés par solitude de tous poils (de chat !) de retrouver dans sa plénitude le statut d‘« être vivant » à part entière.

 

Mais pourquoi une perruche, Oncle Paul ? C’est bête, ça crie, c’est peureux, ça fout des plumes partout ?

Simplement parce que les perruches Callopsittes, dans le cadre du « Projet Schweitzer », sont retirées du nid à 8 jours de vie (avant qu’elles n’ouvrent les yeux sur le monde), nourries toutes les 3 heures de 8 h du matin à 22h le soir pendant 2 mois, jusqu’à ce qu’elles soient autonomes et donc, à ce régime, parfaitement manipulables. Remise à une personne âgée, chaque perruche sera suivie au domicile par une « nounou » (qui se sera chargée, après la période précédemment décrite, de l’héberger dans l’attente de l’adoption).

 

Ben on avait déjà les chats !

Oui mais toutes les personnes souffrant de solitude ne sont pas aptes à s’occuper d’un chat pour lequel il faut être à peu prés valide. Avec une perruche conditionnée ainsi, c’est l’aide ménagère qui pourra surveiller, et, le cas échéant, pallier les manquements d’un ou d’une aînée fatiguée par le poids des années, sans que le surcroît de travail ne soit un obstacle.

Enfin les amis un peu de variété que diable !

 

Belle histoire non ?"

 

Dr. Beau, médecin gériatre.